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couverture de : La liberté au pied des oliviers

Notes : BM Acquisition 2020 Teresa et Angelina sont deux soeurs que tout oppose : Teresa est délicate et silencieuse tandis qu?Angelina, sa soeur cadette, est impertinente et curieuse. Toutes deux grandissent dans l?Italie des années 1940, au coeur des Pouilles, entourées de leur père et de leur mère Caterina, à la beauté incomparable. Lorsque leur père part à la guerre, leur mère comprend que cette beauté sera sa principale arme pour subvenir à leurs besoins. Elle cède alors à un terrible compromis, sans savoir que celui-ci viendra réveiller la malalegna : ce bavardage incessant et empoisonné des commères, véritable malédiction qui tourmente le village depuis la nuit des temps. Le concert de chuchotements qui serpente de porte en porte se propagera alors jusqu?à atteindre ses filles, Teresa et Angelina, déterminant à jamais leur destin. AJOUTER UNE CITATIONAJOUTER UNE CRITIQUE ?TIQUETTESAJOUTER DES ?TIQUETTES récits tragédie roman témoignage saga familiale magie drame légendes pauvreté malédiction compassion faim écrivain femme soeurs vie après la mort fascisme guerre seconde guerre mondiale italien années 50 CRITIQUES, ANALYSES ET AVIS (13) Voir plusAJOUTER UNE CRITIQUE Kittiwake Kittiwake 30 juillet 2020 Dans les années 40 au sud de l'Italie, dans cette région déshéritée des Pouilles, Tereza raconte. La vie miséreuse, l'autorité du père, , son départ pour la guerre, la beauté de sa soeur Angelina et de sa mère, et la honte de celle-ci vendant son corps au ?seigneur ? de la région pour pouvoir donner à manger à ses filles. Les enfants grandissent, la rébellion gronde parmi les paysans exploités, la répression est violente. L'arrivée de Giacomo, le fils de la sorcière agite la fourmilière. Et dans le coeur de Tereza, nait une passion dévorante. Mais Giacomo n'a d'yeux que pour Angelina alors que celle ci s'amourache du fils du notable. C'est une période de l'histoire de l'Italie qui n'est pas si ancienne, mais la féodalité est encore la règle. Et la vie étriquée est contrôlée de main de maitre par le baron, qui tient sa cruauté de son père, mais l'aura-t-il transmis à sa descendance? Alors on souffre avec la famille Sozzu, qui semble bien être sous l'emprise d'un maléfice, revers inévitable d'une médaille dont l'endroit s'orne d'une beauté mortifère. La narratrice nous entraine avec beaucoup de grâce dans ce récit qui s'apparente aux légendes que pourraient conter les grands-mères d'autrefois. le cheminement vers le drame révélé dès le départ obéit à d'autres lois que le simple hasard. C'est écrit. La magie est autant dans l'histoire que dans l'écriture. C'est avec beaucoup de talent que la vie dans cette Italie d'une autre siècle nous est contée. Une très belle découverte. #Lalibertéaupieddesoliviers #NetGalleyFrance Lien : HTTPS://KITTYLAMOUETTE.BLOGS.. + LIRE LA SUITE Commenter J?apprécie 752 Stelphique Stelphique 14 juillet 2020 Ce que j'ai ressenti: ? Je suis l'écho d'un son lointain qui me ramène aux terres de mon enfance. ? Il se peut que la makara l'avait prédit pour moi: j'aurai des échos. J'aurai des échos lointains de libertés. Des échos qui soufflerait aussi fort qu'un mistral déchaîné, à l'intérieur de moi. ? lire, tout doux, tout doux, l'histoire de ces deux soeurs, Teresa et Angelina, ils viendraient faire leurs sonorités si efficaces dans mon en-dedans sensible. de ce fait, j'aurai des échos de sororité, des envies de me jeter à l'eau, des restes d'amour contenu et de grandes aspirations. Elle aurait pu me prédire cela la makara, parce que j'ai l'Italie en moi. du plus lointain de mes souvenirs, c'est ainsi que je le ressens, cette façon si particulière d'aimer à l'italienne et de reconnaître les miens dans leur façon d'être, d'écrire ou de ressentir. Alors certes, dans ces pages, c'est une Italie des années 40, qui souffre d'un climat de guerre sur fond de pauvreté, mais la vérité des coeurs est toujours la même, quelque soit le temps. Il y a bien évidemment des jours gris et venteux, des heures sombres et quelques éclats de lumière. Et puis, il y a la beauté. Ici, c'est une malédiction. La makara aurait pu vous le dire, si vous y prêtez attention: l'apparence des femmes ramène des échos de médisances et de jalousies?Et les cancans sont terriblement puissants?Cette histoire touche aux liens de la famille, au pouvoir des mots, à cette aspiration démesurée de liberté, et en l'amour qui prend plusieurs formes pour dépasser une situation dont les personnages essayent de s'affranchir?Mais le prix à payer risque d'être plus fort que le rêve?Je vous laisse découvrir cela avec l'histoire de la famille Sozzu? Dans la vie, j'ai appris que chaque perte est différente, même si les mots d'adieu se ressemblent tous et qu'aucun coeur n'est assez grand pour contenir tous les adieux. Rien qu'avec le titre, j'ai senti que ça pouvait faire écho?Il y avait les trois mots magiques qui m'attirent irrésistiblement: Liberté/Italie/Oliviers. Je ne regrette pas un seul instant cette lecture. Rosa Ventrella a une plume envoûtante. Je me suis laissée charmer par cette relation fusionnelle entre ces deux soeurs et j'ai aimé cette manière si particulière de décrire les sentiments avec les couleurs du ciel ou la fureur du vent. Dans ces descriptions, on sent un amour plus grand que les éléments et peut être plus fort, que ce que la pudeur peut laisser entendre?Il s'est vraiment passé ? quelque chose ? que j'aurai sans doute du mal à décrire, mais il y a eu peut-être une histoire de bois similaire?C'était des échos profonds, et quand ça te vient comme ça, c'est difficile à expliquer. J'espère que vous les entendrez à votre tour, Les ?chos, et peut-être iriez vous voir de plus près, La liberté au pied des oliviers? Quand aucun mot n'est mis sur les faits, alors ils ne se sont pas produits. Ma note Plaisir de Lecture 9/10 Lien : HTTPS://FAIRYSTELPHIQUE.WORD.. + LIRE LA SUITE Commenter J?apprécie 264 Flaubauski Flaubauski 03 août 2020 En un petit nombre de pages proportionnellement à la richesse du contenu, finalement, Rosa Ventrella nous conte l'histoire d'une famille italienne qui, avec le départ du père au front dans les années 1940, va subir indirectement les affres de la guerre, et pour quelles conséquences? En effet, Caterina, la belle Caterina, sur qui se retournent tous les hommes, va devoir sacrifier son honneur pour sauver ses filles, Teresa et Angelina, de la faim et de la misère. Mais, malheureusement, cela ne les sauvera pas, à la fin de la guerre, quand il faudra faire avec les rumeurs qui courent dans le village, et quand ces rumeurs auront une incidence, plus tard notamment, sur l'une des soeurs, la cadette, Angelina, tout aussi belle et troublante que sa mère. L'intrigue, bien que classique, est amenée de manière intéressante puisque l'histoire de la famille nous est racontée par Teresa, de la bouche de laquelle nous découvrons rapidement qu'un drame terrible a eu lieu dans il y a de cela de nombreuses années ? mais je n'en dirai pas plus ? . C'est à partir de cette découverte, quasi in medias res, que nous remontons le cours des évènements, pour en arriver au moment précis du drame. Autre chose intéressante : plus que l'histoire d'une famille, c'est toute l'histoire de ce petit village des Pouilles dans lequel elle vit qui nous racontée, et ce par l'intermédiaire d'une riche galerie de personnages, magistralement incarnés, soit dans leur lutte pour pouvoir vivre dignement après la guerre, alors qu'ils ont perdu le peu qu'ils avaient (de grands propriétaires terriens, qui possèdent toutes les terres et ne veulent pas les vendre, se comportent odieusement avec les paysans qui en sont en charge, dont le père de la famille, ce qui va entraîner diverses révoltes, particulièrement violentes), soit dans leur présence pure et simple pour créer une atmosphère propre à la mise en place du drame qui va se jouer. Dernier élément, tout aussi intéressant : je me méfiais un peu de la présentation que faisait brièvement la quatrième des deux soeurs, en pensant me retrouver face à des personnages très, peut-être même trop classiques ; ce n'est pas du tout le cas. Teresa, autant qu'Angelina, sont incarnées avec autant de réussite que les autres personnages, laissant passer sur elles un souffle de fraîcheur bienvenu. J'ai trouvé que La liberté au pied des oliviers était un roman foisonnant, mêlant saga familiale et histoire collective avec beaucoup de brio, à la fois d'une beauté délicate dans sa forme, au même titre que Teresa, la narratrice de l'histoire, et d'une cruauté funeste dans son fond, cruauté causée par le poids implacable de la rumeur et de la destinée ? j'avoue avoir été pleinement conquise par ce paradoxe -. Ce fut un réel plaisir pour moi de le découvrir, et je me fais déjà une joie de me procurer sous peu le premier roman traduit en français de Rosa Ventrella, Une famille comme il faut. Je remercie les éditions Les Escales et NetGalley de m'avoir permis cette découverte. Lien : HTTPS://LARTETLETREBLOG.COM/.. + LIRE LA SUITE Commenter J?apprécie 140 vratajczak257 vratajczak257 16 août 2020 Je ne suis pas fan de ce type de lecture ;cela m'a fait penser à l'amie prodigieuse d'Elena Ferrante que je n'ai jamais finie ... un récit dans les Pouilles, une très belle région mais quelle tristesse et quelle pauvreté se dessinent dans ce roman ... et des personnages assez caricaturaux . Je n'y ai pas pris plaisir et je n'ai pas réussi à m'intégrer dans ce roman ... j'avais déjà essayé par le passé mais décidément cette auteure n'est pas pour moi ! Commenter J?apprécie 90 ThecosmicSam ThecosmicSam 09 août 2020 Ce roman est le premier que je lis de Rosa Ventrella et je suis immédiatement tombée sous le charme de son écriture. La lecture est fluide et très poétique. L'autrice manie avec beaucoup d'élégance l'art des belles lettres. Sa plume imagère nous transporte immédiatement au coeur des paysages arides des Pouilles, sous des ciels d'encre parsemés d'étoiles. Les pages se tournent et on y entend le grigri des criquets, on y sent le parfum des olives qui mûrissent au soleil. ? La liberté au pied des oliviers ? nous conte, à la façon d'un récit murmuré avant de se coucher, l'histoire des membres d'une famille, les Sozzu, des années 1940 à nos jours : la seconde guerre mondiale, la douloureuse survie d'une mère et de ses deux jeunes filles en l'absence de son mari, le trauma qui accompagne le retour des vétérans, et la vie d'après qui réserve également son lot de soucis. C'est Teresa, l'aînée des soeurs Sozzu, qui nous raconte l'histoire dans l'Histoire. Elle revient sur les souvenirs de son enfance et tente de mettre des mots sur les cicatrices. le récit a une dimension cathartique. On y découvre la relation complexe existant entre Teresa et sa cadette, Angelina, durant leur enfance puis leur adolescence. Deux soeurs opposées sur bien des points, mais pourtant soudées par le sang et l'amour tumultueux qu'elles se portent. Angelina, tout comme sa mère, est d'une beauté saisissante et c'est cet attrait, cette ? malédiction ? comme l'appelle Mamie Assunta, qui va être la source de douloureuses complications. La jalousie (de Teresa d'abord, des femmes du village ensuite), la malveillance, le désir des hommes vont s'employer à déchirer cette famille initialement unie. Dès le début de la lecture, on sait en effet qu'un drame a eu lieu, qu'il ne s'agira pas d'une histoire légère avec un ? happy end ?. Malgré des bulles de bonheur, cette atmosphère lourde de non-dits, de regrets et de douleurs plane sur les mots envoûtants de Rosa Ventrella. On assiste, impuissants, à la pauvreté des habitants de cette région de l'Italie qui n'ont plus rien et à qui les hommes de main du baron Personè continuent pourtant de tout prendre. Cette histoire d'injustice sociale, voire de féodalité, est malheureusement trop connue et nous rappelle inévitablement l'emprise, encore bien présente, de la Mafia italienne et de certains puissants corrompus sur toute une frange de la population. On est également bercés par les superstitions de la région, les histoires de sorcières, les tirages de cartes, tout ce qui permet de donner une autre dimension à la misère quotidienne. Enfin, on aspire avec les personnages à cette liberté tant désirée, loin des cancans du village de Copertino et des préoccupations journalières, tournée vers un ailleurs inconnu. Cette quête s'avérera toutefois être une chimère dangereuse. En bref : ? La liberté au pied des oliviers ? est une tragédie des temps modernes porté par la grâce de l'écriture de Rosa Ventrella. Pêle-mêle de souvenirs inspiré des propres histoires familiales de l'autrice, il s'agit, en tous cas, d'un bel hommage qu'elle leur rend. Lien : HTTPS://THECOSMICSAM.COM + LIRE LA SUITE Commenter J?apprécie 40 CITATIONS ET EXTRAITS (4)AJOUTER UNE CITATION miriam miriam 15 août 2020 'En janvier 1950, quand les paysans protestèrent pour avoir le droit de cultiver les terres du marquis Tamborrino de Maglie, un saisonnier âgé de trente ans reçut des balles de mitraillette en pleine poitrine et mourut. ? partir de là, le vent de la révolte souffla sur les terres de Nard?, Carmiano, Leverano et Copertino.' 'L?injustice qui habitait ces terres depuis la nuit des temps et la colère des peuples laissés pour compte qui s?étaient mélangés et perdus dans cette lande semblaient avoir élu domicile dans le c?ur de mon père.' Tout le village est sous la coupe du Barone qui p + LIRE LA SUITE Commenter J?apprécie 20 Stelphique Stelphique 11 juillet 2020 Dans la vie, j?ai appris que chaque perte est différente, même si les mots d?adieu se ressemblent tous et qu?aucun c?ur n?est assez grand pour contenir tous les adieux. Commenter J?apprécie 120 Stelphique Stelphique 14 juillet 2020 Je suis l'écho d'un son lointain qui me ramène aux terres de mon enfance. Commenter J?apprécie 100 Stelphique Stelphique 11 juillet 2020 Quand aucun mot n?est mis sur les faits, alors ils ne se sont pas produits. Commenter J?apprécie 10 VIDEO DE ROSA VENTRELLA (1) Voir plusAJOUTER UNE VID?O Vidéo de Rosa Ventrella 'La liberté au pied des oliviers' est sorti début juin, un an après 'Une famille comme il faut', le premier livre de l'autrice à être traduit en français (disponible au format poche chez Pocket). . Laissez-vous envoûter par la belle Rosa Ventrella, qui nous parle de son livre dans sa langue natale ; en l'écoutant, on est déjà un peu en train de voyager... AUTRES LIVRES CLASS?S : SOEURSVoir plus Quatre soeurs, tome 2 : Hortense par Ferdjoukh Quatre soeurs, tome 2 : Hortense Malika Ferdjoukh 40 critiques 12 citations Les Sisters, Tome 6 : Un namour de sister par Maury Les Sisters, Tome 6 : Un namour de sister William Maury 20 critiques 2 citations Quatre soeurs, tome 3 : Bettina par Ferdjoukh Quatre soeurs, tome 3 : Bettina Malika Ferdjoukh 20 critiques 7 citations Les Sisters, Tome 7 : Mon coup de soleil, c'est toi ! par Maury Les Sisters, Tome 7 : Mon coup de soleil, c'est toi ! William Maury 16 critiques 5 citations A toi ma soeur par Lupton A toi ma soeur Rosamund Lupton 24 critiques 40 citations NOTRE S?LECTION LITT?RATURE ?TRANG?RE Voir plus 08 août ? Un témoignage burlesque de la vie quotidienne dans la Russie post-soviétique, la fièvre étant la métaphore d?un pays déboussolé, enseveli sous les ruines de l?Empire soviétique, toujours et encore 15 ans après sa chute. Une prose originale, raffinée et colorée de réflexions sur la littérature et l?écriture. Je le recommande fortement pour les curieuses et curieux de la littérature russe post-soviétique. ? Bookycooky 31 juillet ? Rude, âpre, voilà ce qui caractérise le livre de cette jeune autrice néerlandaise. La gamine de 10 ans qui domine ce livre est la fille d'un couple d'éleveurs de vaches. Ils sont protestants pratiquants, durs à la tâche, et s'ils aiment leurs enfants, à eux de s'en convaincre. Les hivers sont rudes, la glace profonde, mais cède parfois sous les patins et c'est ainsi qu'un des enfants, Matthis, perd la vie. ?
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